JONATHAN RICHMAN - I'm So Confused [1998]
Son cachet cinématographique l'aide à payer le salaire d'un producteur, le camarade Ric Ocasek. Après tout, les Cars sont cousins des Modern Lovers et le gars a offert un beau succès à Weezer en faisant sonner leur album bleu. Ric n'a qu'une seule condition : mettre du synthé partout. Jonathan cède au caprice, tant qu'il peut enregistrer sa nouvelle collection de chansons en toute décontraction.
I'm So Confused est donc un Richman à la fois très classique (le refrain agrémenté d'onomatopée de "Love Me Like I Love", le parlé-chanté du mignon "Hello, I'm Cupid", le twist autobiographique "Nineteen in Naples" où l'ambiance rital est réminiscente de son "Egyptian Reggae") mais aussi gentiment déroutant pour les fans qui devront s'habituer aux ajouts d'Ocasek (qui fonctionnent vraiment bien sur la relecture de "When I Dance", la chanson-titre groovy ou l'hymne de crooner "Affection"). Derrière chaque blague enfantine ou texte minimaliste se cache un océan de solitude.
En écoutant "The Night Is Still Young", on entend déjà le futur héritier Adam Green. En écoutant "The Lonely Little Thrift Store", on sait d'où viennent les riffs sur lesquels les Wave Pictures ont bâti leur modeste carrière.
I'm So Confused est donc loin d'être un album mineur de plus : c'est un nouveau classique sous-estimé et injustement oublié. Cinéma ou pas, Jonathan poursuit le travail d'artisan qu'il exerce depuis un quart de siècle et, produit ou non, il n'est guidé que par son savoureux mélange de sincérité et spontanéité.
I'm So Confused est donc loin d'être un album mineur de plus : c'est un nouveau classique sous-estimé et injustement oublié. Cinéma ou pas, Jonathan poursuit le travail d'artisan qu'il exerce depuis un quart de siècle et, produit ou non, il n'est guidé que par son savoureux mélange de sincérité et spontanéité.



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